Afin de préparer les négociations sur le climat, le Bureau fédéral du plan a réalisé, à la demande du ministre fédéral de l’Environnement Bruno Tobback, en 2005 une étude sur les niveaux possibles de réduction des émissions pour la Belgique aux horizons 2020 et 2050, en s’intéressant plus spécifiquement à leurs impacts énergétique et socioéconomique. Conformément à la stratégie européenne en matière de réduction des émissions à moyen et long terme, elle s’articule autour de deux horizons de temps : 2020 et 2050.
Cette demande fait suite à une première étude qui a été consacrée aux modèles et hypothèses susceptibles de sous-tendre des scénarios d’émissions à moyen et long terme.
Pour la période s’étalant jusque 2020, une combinaison du modèle PRIMES (un modèle détaillé du secteur énergétique à l’échelon européen) et du modèle HERMES (un modèle économique belge) a été retenue.
1. Impact sur les prévisions énergétiques et celles relatives aux émissions
Dans une première phase, un scénario de référence est élaboré. Il se fonde sur les politiques actuellement mises en oeuvre dans le domaine de l’énergie, du transport et de l’environnement ainsi que sur les tendances démographiques et économiques en cours. Viennent ensuite des analyses de sensibilité, qui tiennent compte d’un certain nombre d’incertitudes futures liées au prix des combustibles sur le marché international, à la croissance économique et aux conditions climatiques.
L’étude analyse deux scénarios de réductions d’émissions de, respectivement, 15% et 30% par rapport à 1990 pour l’Europe des 25. Des niveaux de réduction des émissions pour la Belgique découlent de ces scénarios en supposant que le coût total des réductions d’émissions est minimisé au niveau européen (via le système européen d’échange de quotas d’émission ou par le biais d’autres mesures de réduction appliquées aux secteurs qui ne font pas partie de ce système).
Par ailleurs, deux scénarios de réductions d’émissions avec mesures additionnelles sont étudiés. Dans ces scénarios, le Bureau fédéral du plan modélise le renforcement de mesures portant sur l’énergie éolienne offshore, l’efficacité énergétique des bâtiments et le transport.
2. Impact socio-économique des scénarios de réductions en Belgique
Les résultats de ces analyses sont introduits dans le modèle HERMES, afin d’évaluer l’impact des scénarios de réductions d’émissions sur, par exemple, l’activité économique et l’emploi. Les recettes générées par une augmentation de la fiscalité dans les secteurs qui ne sont pas soumis au système européen d’échange de quotas d’émission sont utilisées de manière à maximaliser l’effet sur l’emploi via une baisse des charges sociales.
Cette partie de l’étude analyse, dans le contexte du développement durable, les conditions auxquelles des réductions importantes des émissions de gaz à effet de serre peuvent être opérées d’ici 2050. La méthodologie utilisée à cet effet est celle du « back-casting ». Cette méthodologie consiste à définir la politique à mener en fonction des niveaux de réduction avancés pour 2050.
Trois scénarios de réductions entre 1990 et 2050 sont choisis en tenant compte des propositions formulées par le Conseil de l’Union européenne :
Vous pouvez télécharger le résumé et le rapport complet :
| Le résumé : | FR (pdf 352Kb) | NL (pdf 382Kb) | EN (pdf 342Kb) |
| Le rapport complet : | FR (pdf 3,14Mb) | NL (pdf 3,13Mb) | EN (pdf 2,22Mb) |
Un comité, composé de représentants des autorités fédérales et régionales concernées ainsi que des organisations d’employeurs, de travailleurs et de défense de l’environnement, a suivi la préparation de cette étude.
Pour que toutes les parties puissent intervenir dans le débat, une vaste table ronde a été organisée le mardi 24 octobre 2006. Les principaux résultats de l’étude ont été présentés au cours de cette conférence, et toutes les parties ont pu exposer plus en détail leurs propres idées et visions.
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