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Les enjeux de Copenhague
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Ce n’est plus un scoop, 2009 est une année cruciale pour la lutte contre le changement climatique puisqu’en décembre se tiendront à Copenhague les négociations devant aboutir à un accord global sur le climat. Les efforts de réduction prévus dans le Protocole de Kyoto, datant de 1997, prennent en effet fin le 31/12/2012. Par ailleurs les résultats scientifiques les plus récents indiquent que des efforts beaucoup plus ambitieux sont requis pour parvenir à limiter le réchauffement climatique.

190 pays devront donc s’accorder sur les efforts à fournir afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et également de s’adapter au réchauffement climatique en cours. Il s’agit d’une tâche énorme d’autant que les émissions ne cessent d’augmenter. La limite à ne pas dépasser si l’on veut éviter un changement climatique catastrophique est de 2°C. Et pour atteindre cet objectif, les émissions mondiales de CO2 doivent diminuer de minimum 50 % en 2050 par rapport à 1990.

La tâche est ardue, surtout vu les positions très tranchées des différentes parties. Ainsi les pays en développement contestent le fait de devoir fournir des efforts compte tenu de la responsabilité des pays riches par rapport aux émissions passées et actuelles… Les efforts des économies émergentes, telles la Chine, sont cependant indispensables pour parvenir à maîtriser les émissions au niveau mondial. Certains pays exigent des garanties, notamment des Etats-Unis, concernant les efforts à fournir. Chaque revendication rend la tâche plus difficile.

Les questions liées au financement de la lutte contre les changements climatiques, et en particulier au support financier apporté par les pays développés aux pays en développement seront également au centre des débats, et conditionneront le succès des négociations.

Pour toutes ces raisons, des réunions de travail intermédiaires ont été prévues afin de maximiser les chances de parvenir à un accord à Copenhague.


Petit rappel en chiffres des efforts de réduction attendus, sur base des résultats du GIEC :

Au niveau mondial

  • Pic des émissions : le plus tôt possible et en tout cas avant 2020
  • Minimum 50% de réduction en 2050 par rapport au niveau de 1990

Ce qui implique :

  • Pour les pays industrialisés :
    • 25-40% de réduction en 2020 par rapport au niveau de 1990
    • 80-95 % de réduction en 2050 par rapport au niveau de 1990
  • Pour les pays en développement :
    • Pour les économies émergentes : une déviation substantielle [1] (évaluée à 15-30%) de la trajectoire d’émissions par rapport à la tendance actuelle pour l’année 2020.
    • Pour tous les pays en développement : une déviation substantielle des émissions par rapport à la tendance actuelle pour l’année 2050.


[1] Une déviation substantielle signifie qu’il faut ralentir la hausse des émissions par rapport à la croissance attendue (projetée) et non réduire les émissions par rapport à une année donnée (comme pour les pays industrialisés)

 
 
Dernière mise à jour : 17/03/2010