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Le financement international de la lutte contre les changements climatiques

L’obligation pour les pays développés de contribuer au financement de la lutte contre les changements climatiques dans les pays en développement découle des principes généraux de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. La CCNUCC est d’ailleurs dotée d’un mécanisme financier dont le principal canal est le Fonds pour l’environnement mondial, plus communément appelé le GEF (Global Environment Facility). Le « Least Developed Countries Fund » (LDCF), le « Special Climate Change Fund » (SCCF) et le fonds pour l’adaptation sont venus ultérieurement compléter ce mécanisme financier.

A côté des institutions placées sous l’égide de la Convention, bon nombre d’acteurs jouent un rôle important dans le financement des activités d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques dans les pays en développement. La Banque Mondiale et les « Climate Investment Funds » (CIFs) comptent parmi les principaux pourvoyeurs de financement à côté de l’aide bilatérale qui fournit aujourd’hui encore l’essentiel de la finance "climat".

En dépit de la constitution progressive d’un réseau d’institutions nationales et internationales actives dans le domaine de l’aide aux pays en développement dans la lutte contre les changements climatiques, le financement international demeure un des principaux enjeux du processus de négociation CCNUCC. Tout d’abord, parce que les montants disponibles s’avèrent insuffisants pour répondre aux besoins des pays en développement. Ensuite, en raison de la complexité et de la lourdeur des institutions chargées de ce financement.

Pour toutes ces raisons, le Plan d’action de Bali, adopté en 2007, a fait du financement l’un de ses éléments principaux (building blocks). Les accords de Copenhague (2009) et puis de Cancun (2010) ont apporté quelques réponses à cette ambition :

  • Les pays développés se sont engagés à fournir 30 milliards de dollars US de ressources nouvelles et additionnelles aux pays en développement au cours de la période 2010-2012. Cet engagement est couramment désigné par l’expression « Fast-Start Finance » ;
  • A plus long terme, les pays développés se sont engagés à mobiliser annuellement 100 milliards de dollars US pour 2020 pour répondre aux besoins des pays en développement dans leur lutte contre les changements climatiques. Ces montants proviendront de différentes sources tant publiques que privées et transiteront par différents canaux, qu’ils soient bi ou multilatéraux ;
  • Les Accords de Cancun ont permis la création d’un nouveau fonds : le Green Climate Fund. Un comité transitoire a été mis sur pied pour préparer la mise en œuvre de ce nouveau fonds qui devrait être opérationnel dans les années qui viennent ;
  • Les mêmes accords ont créé un Standing Committee dont la mission sera d’assister la Conférence des Parties (COP) dans l’exercice de ses missions relatives au mécanisme financier de la Convention.

Parmi les principales questions qui demeurent à ce jour en suspens, on pointera notamment :

  • Le MRV of support , i.e. le renforcement de la coordination du rapportage des différents pays sur leur contribution au financement international ;
  • L’identification et l’opérationnalisation des sources de financement capables de charrier/fournir les montants évoqués plus haut et qui sont nécessaires au financement des besoins des pays en développement pour faire face au changement climatique.
 
 
Dernière mise à jour : 19/12/2011