Il s’agit ici d’un réglage au niveau pratique du problème des HFC dans le cadre du Protocole de Montréal, sans préjudice du cadre de la CCNUCC pour la comptabilisation des réductions d’émission générées par ces mesures.
L’UE préconise que l’indispensable transition technologique des HFC vers des produits de substitutions à bas pouvoir de réchauffement climatique s’opère au travers du Protocole de Montréal qui seul possède toute l’expertise requise. La Chine et surtout l’Inde y sont radicalement opposées pour protéger leurs entreprises productrices de HFC. Les autres Parties ne semblent pas toujours voir clair dans les enjeux de cette problématique.
Les marchés du carbone ne sont pas le bon instrument pour opérer cette transition urgente qui épargnera à l’atmosphère un total de 75 Gt CO2eq à l’horizon de 2050. Seule des régulations, accompagnées de mesures financières si nécessaire, peuvent résoudre efficacement ce problème gigantesque. L’UE doit faire de ce sujet tangible en termes de réductions massives des émissions mondiales une priorité lors de toutes les négociations à venir. La Commission européenne et la Belgique sont les leaders de cette vision au sein de l’UE, mais il faut amplifier nos efforts pour encore plus de conscientisation, afin d’augmenter la pression sur la Chine et l’Inde.
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