fr | nl
Home
agenda
« mai 2013 »
L M M J V S D
29 30 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31 1 2
 
impressionmail
Manger : faire le bon choix des produits

1. Je privilégie l’achat de produits LOCAUX
2. Je privilégie l’achat de produits FRAIS
3. Je privilégie l’achat de fruits et légumes DE SAISON
4. Je limite ma consommation de viande
5. A qualité égale, j’achète des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique
6. Je privilégie l’achat de fruits et légumes non emballés (en vrac)
7. Je dresse la liste des achats avant d’entrer dans le magasin
8. Je fais mes courses en n’oubliant pas mes sacs recyclables
9. J’essaie d’intégrer le plus possible la distance et le mode de transport qui sépare mon domicile de mes magasins préférés
10. Pour les achats non-alimentaires, je consulte les étiquettes


1. Je privilégie l’achat de produits LOCAUX

Lorsque que vous avez le choix, il est préférable de choisir des aliments produits en Belgique et en Europe occidentale, qui ont nécessité un transport réduit. Pour les achats de fruits et légumes d’origine plus lointaine, préférez ceux qui sont transportés par des modes de transports plus respectueux de l’environnement. C’est le cas en particulier pour les aliments de conservation venus en bateaux tels que les ananas, les bananes, les oignons, etc. Les commerçants doivent indiquer le plus clairement possible l’origine des produits frais.

GIF - 39.9 ko

Légende : Pour transporter 1 kg d’oranges d’Espagne en Belgique, les émissions de CO2 s’élèvent à 60 g si le voyage se fait par bateau, 2000 g s’il se fait par camion ou encore 3000 g par avion.

Evitons les fausses croyances…
En effet, ce n’est pas parce que la provenance du produit est lointaine qu’il consommera forcément plus d’énergie… ainsi ;

  • 1 kg de tomates cultivées chez nous, sous serre chauffée = 0,8 l de pétrole ou 2,3 kg de CO2
  • 1 kg d’asperges amené par avion du Guatemala = 1,8 l de pétrole ou 5 kg de CO2
  • 1 kg de pommes par bateau de nouvelle Zélande = 0,1 l de pétrole ou 0.3 kg de CO2.
2. Je privilégie l’achat de produits FRAIS

Accordez une attention particulière aux produits congelés qui sont très gourmands en énergie ! En plus de l’énergie nécessaire à leur fabrication, ils doivent être maintenus à – 18°C jusqu’à leur consommation (transport et dépôt). Les gaz utilisés pour fabriquer le froid ont un pouvoir de réchauffement très élevé.

3. Je privilégie l’achat de fruits et légumes DE SAISON

La culture forcée sous serre nécessite de l’énergie. Aussi, procurez-vous un calendrier des saisons des fruits et légumes pour optimiser vos choix. A l’heure actuelle, il existe de nombreux systèmes d’étiquetage et de labels qui peuvent rendre ces choix difficiles. N’hésitez pas à solliciter le commerçant ! A court terme, l’Union européenne nous imposera un étiquetage clair et lisible.

4. Je limite ma consommation de viande

L’élevage est une source importante d’émission de gaz à effet de serre et d’atteintes environnementales. En effet, les ruminants (vaches, chèvres et moutons) rejettent du méthane pendant leur digestion : environ 18% des émissions belges sont liées à l’élevage (mesurés en équivalent CO2 [1]). Le méthane, qui a un pouvoir de réchauffement 21 fois supérieur au CO2, est généré à 80% par l’agriculture et l’élevage (chiffres pour la Belgique en 2005). Ce gaz est responsable d’environ 20 % de l’effet de serre actuel. En savoir plus sur les différents gaz à effet de serre.

JPG - 179 ko

Légende : La production d’un 1kg de viande de veau équivaut à 33.000 grammes de CO2. L’agneau ; 27.000, le bœuf ; 12.000, le porc ; 3.000 et le poulet ; 1.500.

En termes de besoin alimentaire, il existe des solutions alternatives de protéines : les céréales (blé, riz, maïs…), les légumineuses et les légumes riches en protéines végétales (lentilles, soja, haricots rouges, flageolets, fèves, pois chiches, pois cassés, quinoa…). In fine, réduire notre consommation de viande et orienter nos choix de consommateurs vers des produits de qualité (filière labellisée, avec des élevages de proximité) constitue un geste important pour réduire notre empreinte écologique. Notre santé y trouvera également son compte !

5. A qualité égale, j’achète des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique

L’agriculture biologique permet la production de fruits et légumes sans le recours à des engrais et pesticides lors de la culture. Les méthodes de production sont plus respectueuses de l’environnement et sont très contrôlées. De plus, lorsqu’ils sont de saison, la différence de prix entre les productions traditionnelles et biologiques est minime. Ici également, n’hésitez pas à solliciter le commerçant pour lui faire part de vos souhait d’avoir du « bio dans votre assiette ».

6. Je privilégie l’achat de fruits et légumes non emballés (en vrac)

Trop souvent, nos contraintes de temps pour « faire les courses » et pour cuisiner nous oriente vers des fruits et légumes préemballés, voire déjà pré-transformés (hachés, lavés, découpés, …). Toutes ces étapes préalables sont sources de consommation d’énergie de par l’emballage et le traitement. En outre, la transformation des aliments peut conduire à des pertes de valeurs et qualités alimentaires. Nous devons lutter en permanence contre cette tendance qui nous pousse aux solutions d’apparence facile pour notre consommation et « réapprendre » à cuisiner avec les matières premières. L’environnement et notre santé en seront gagnants.

7. Je dresse la liste des achats avant d’entrer dans le magasin

Souvent, nous sommes tentés par des produits superflus lors de nos achats. Tout est fait, en matière de marketing et de publicité, pour nous inciter à consommer plus. On estime qu’environ 15% en volume de nos achats alimentaires sont irrémédiablement gaspillés et jetés à la poubelle ! Nous imposer une discipline d’achat, en limitant les achats aux besoins réellement consommés, avec des rations adaptées aux familles, c’est à la fois bon pour l’environnement et notre portefeuille.

8. Je fais mes courses en n’oubliant pas mes sacs recyclables

Les traditionnels et maintenant obsolètes sacs plastiques jetables doivent disparaître de nos magasins. La consommation d’énergie nécessaire à leur fabrication et leur élimination est considérable. En outre, ils sont sources de nuisance importante, lorsqu’ils sont « abandonnés » dans l’environnement.

9. J’essaie d’intégrer le plus possible la distance et le mode de transport qui sépare mon domicile de mes magasins préférés

Par exemple, il convient d’éviter de se déplacer en voiture pour aller chercher un paquet de beurre dans une grande surface, alors que le commerçant de proximité vous propose un produit équivalent, légèrement plus cher. Le choix entre commerce de proximité, marché local, vente chez le producteur et grande surface doit intégrer à la fois la dimension des transports et la recherche de produits respectant les qualités mentionnées plus haut. A nous de choisir !

10. Pour les achats non-alimentaires, je consulte les étiquettes

Il est difficile de se donner une ligne de conduite claire pour les achats non alimentaires. Les principes directeurs consistent à favoriser l’achat de produits à faible impacts écologiques. Pour cela, des labels existent et la plupart des fabricants indiquent clairement les avantages environnementaux lorsqu’ils existent. Cela devient un réel argument de vente.

Quelques chiffres clés
10 kgc’est la quantité d’orge nécessaire pour produire 1kg de viande
78%cela représente les terres agricoles mondiales occupées pour la production des aliments pour animaux et pour l’élevage
80 xc’est le rapport entre la production d’1kg de bœuf et 1kg de blé au niveau des émissions de GES
90%c’est la proportion des cultures de soja destinées à l’alimentation animale
270 gc’est la quantité de viande qu’un Belge consomme par jour (en moyenne). L’apport recommandé est de 75 à 100g.
300c’est le pouvoir de réchauffement du protoxyde d’azote (les engrais azotés utilisés dans l’agriculture) (CO2 = 1)
770 kgc’est la quantité moyenne que nous mangeons chaque année
1000 m²c’est la diminution de votre empreinte écologique que vous pouvez réaliser en remplaçant 1x par semaine la viande par des protéines végétales


[1] Équivalent CO2 = mesure des émissions de tous les gaz à effet de serre en les rapportant à l’unité CO2. Ainsi 1 Kg de méthane = 21 Kg de CO2 et 1 Kg de protoxyde d’azote = 310 Kg de CO2.

 
 
Dernière mise à jour : 8/04/2009